A ST JEAN D’AIGUES VIVES, SAMEDI 27 Avril 17 h Rendez-vous à l’ancienne école

Dans le cadre des rendez-vous du Pays des Pyrénées Cathares.

80 ème Anniversaire de la Retirada

A cette occasion, Georges Sentis, Docteur en histoire et Président du Comité des Pyrénées-Orientales de l’ANACR, reviendra sur un des tournants de la guerre au XX Ième siècle: celui où la population devient un objectif militaire majeur. Dès le début du coup d’état militaire en Espagne, lors de la bataille de Madrid, les civiles furent une cible pour l’aviation franquiste. Ces bombardements culminèrent avec la destruction de Guernica. Aussi, dès les premières semaines, les familles de Saint-Sébastien mirent leurs enfants à l’abri en France. La violence des combats à Madrid, mais aussi à à Tolède, amena le gouvernement républicain à évacuer les non combattants loin des zones de combat et à “ouvrir des colonies” pour accueillir les enfants.

La conférence traitera de l’arrivée des premiers enfants espagnol dans les “centres de triage” du Comité d’Accueil aux Enfants d’Espagne et des premiers passages clandestins de la frontière par les volontaires des Brigades Internationales, à la suite de la mise en place des mesures liées à la politique de non intervention. Elle sera suivie de la projection du film “LOS NINOS D’IVRY “ qui, en s’appuyant sur les témoignages d’anciens enfants, sur l’intervention d’historiens et sur une abondante iconographie, raconte l’histoire d’un de ces groupes d’enfants évacués et qui fut hébergé par le municipalité d’Ivry-sur-Seine de 1937 à 1939.

L’animation sera suivie d’un verre de l’amitié.

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A FOIX , Salle Jean Jaurès,  Vendredi 19 Avril 17 h 45

CONFERENCE :

 Vichy et les Juifs : un antisémitisme d’État ?

 Assurée par François LAFON,

Agrégé d’Histoire, Docteur en Histoire, Maître de Conférences à l’Université Paris 1 – Sorbonne

 “L’antisémitisme de la France de Vichy est chose connue. Ce qui l’est moins, c’est pourquoi et comment un antisémitisme qui s’inscrivait dans une tradition politique et idéologique franco-française est devenu complice de la Solution finale d’extermination des Juifs.

Décrypter ce “pourquoi et comment” tel est l’objectif de cette conférence, à un moment où la question de l’antisémitisme redevient un sujet d’actualité
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le 19/02/2019 RASSEMBLEMENT SOUS LA HALLE DE FOIX

Communiqué de presse de l’A.N.A.C.R.

LUTTER CONTRE L’ANTISEMITISME ET TOUS LES RACISMES

Depuis que l’extrême-droite a été portée au début des années 1970 sur les fonts baptismaux par les héritiers directs des fascistes et collaborateurs de la période noire de l’Occupation de notre pays, le discours raciste a connu une expansion à la mesure du développement de son influence électorale. D’autant plus que d’autres forces politiques, par conviction ou surenchère démagogique à visée électorale, en ont repris les thèmes, contribuant ainsi à la diffusion du poison.

Les immigrés ont été ces dernières décennies constamment visés par ce discours raciste et xénophobe, un discours qui a pris ces dernières années une ampleur et une virulence inégalées alors que se développaient d’importants mouvements migratoires de populations fuyant la misère, la répression, la guerre. En ont été la cible des immigrés venus d’Afrique Noire, des Arabes et Kurdes du Proche-Orient et du Maghreb, d’Asie du Sud mais aussi des Roms venus d’Europe centrale, orientale et balkanique.

Depuis ces dernières années a resurgi, en s’appuyant de manière contemporaine sur la crise sociale, la dégradation des conditions de vie de la population de notre pays et sur le contexte du conflit du Proche-Orient, un discours raciste, puisant ses racines dans l’antisémitisme de l’Affaire Dreyfus, des ligues fascistes de l’entre-deux guerres et du régime pétainiste, et qui, reprenant les poncifs les plus éculés faisant de tous les Juifs des gens riches, les désigne comme les véritables détenteurs du pouvoir économique et les manipulateurs complotistes du pouvoir politique, les solidarise indistinctement avec la politique d’Israël au Proche-Orient notamment dans sa négation des droits nationaux du peuple palestinien.

Ce discours raciste anti-Juifs, antisémite, est une falsification intolérable de la réalité dans ses dimensions historiques, sociologiques, politiques, il a hélas déjà tué dans notre pays. Ces crimes odieux, qu’illustre le sort tragique d’Ilan Halimi, des enfants de l’école juive de Toulouse, de Sarah Halimi et Mireille Knoll, dont les auteurs et complices doivent être  le plus sévèrement punis, quelles que soient leurs motivations, auxquelles aucune perversion de raisonnement ne peut apporter la moindre justification, doivent cesser ; il faut les condamner avec la plus grande énergie et manifester la plus grande vigilance à l’encontre des discours et actes antisémites, particulièrement dans un pays comme le nôtre où, dans un passé pas si lointain, ils ont fait des dizaines de milliers de victimes.

Le combat contre l’antisémitisme, contre tous les racismes et la xénophobie, doit être une préoccupation de tous, en premier lieu des pouvoirs publics, des médias et du système éducatif. A l’ignorance et aux préjugés tenaces il faut opposer la connaissance. Ainsi, la communauté juive est, comme d’autres, une composante fondatrice du peuple français depuis le haut-Moyen âge, et il est inacceptable que quiconque, quelle que soit son idéologie, prétende que les Juifs ne sont pas des Français comme les autres et  dise que leur place serait ailleurs que dans leur pays.

L’ANACR est porteuse de la mémoire des combats de la Résistance, qui rassembla dans ses rangs des femmes et des hommes qui croyaient au ciel dans la diversité de leurs religions ou qui n’y croyaient pas, qui étaient Français de naissance ou immigrés, naturalisés ou non, mais qui partageaient le même idéal antifasciste, démocratique, humaniste et antiraciste. Ce combat  reste aujourd’hui pleinement le sien.